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Beaucoup de réflexions encore ces derniers jours... L'acceptation de mes peurs profondes est difficile. Avoir peur de la mort, de la maladie, de la souffrance, de l'échec.. ça ne s'efface pas en un jour. Tout ça c'était enfouit depuis toujours. ça commençait à sortir depuis quelques années, et tout s'est accéléré depuis la naissance de ma fille. Tout a pris une dimension inquantifiable et j'ai peur. De tout. Mais vivre avec la peur, ce n'est pas vivre, c'est juste survivre. Et justement, ma fille, ne mérite pas d'avoir une maman "survivante", elle mérite une maman vivante. C'est comme mon mari, il mérite une femme, vivante et vraie, pas un zombie mortifiée de peur à chaque instants.

Alors depuis cette grande discussion avec l'homme, depuis trois semaines, je me bats. Je tente au quotidien, jour après jour, heure après heure, de vivre et non de survivre. Je construis très très très lentement ma nouvelle vie.

Anna-Gavalda-Ensemble-c-est-toutAlors je lis. J'ai repris un abonnement à la bibliothèque municipale de ma ville. J'ai découvert un batiment magnifique, la bibliothèque étant en travaux, elle a été aménagé provisoirement dans l'hopital militaire. Une merveille d'architecture. Je n'ai pas encore fait le tour du parc qui l'entoure, mais la prochaine fois je jetterai un oeil. Lors de ma réinscription, j'ai inscrit bichette aussi. Elle aime les livres et je trouve plus judicieux de les emprunter que d'en acheter plein (même si j'en achète quand même de temps en temps hein!). Donc lors de cette première visite de la "nouvelle" bibliothèque, j'ai emprunté ce livre dont je n'avais vu que l'adaptation lorsqu'il était passé à la télé. J'avais bien aimé le film. J'ai adoré le livre. ça me parle, ça me touche. Je me retrouve un peu dans chacun mais je trouve surtout ce conflit qui m'habite: la vie effraynée qu'on nous impose et la simplicité et le bonheur de la vraie vie, celle qu'on se choisit. Je crois que je me le ferai offrir pour Noël ou pour mon anniversaire. Il fera parti de ces livres que j'aime avoir avec moi, au cas où l'envie de retrouver Camille et Franck me viendrait subitement. (Mais avoir le DVD me plairaît aussi.. j'abuse? ouai... je sais).

Je lis aussi ça:

9782266215299Tout est dans la phrase sur la couverture. "Vivre est un art". Ce livre me fait du bien. Je n'aime pas abîmer les livres, je n'aime pas corner les pages ni surligner. Mais pour celui là, je fais une exception. Dès les premières lignes, j'ai su qu'il fallait que je puisse retrouver les phrases clés au premier coup d'oeil. Cet ouvrage aussi me parle, m'aide, m'explique. Et donc, comme je "l'abîme", évidement, celui là, je l'ai acheté. Et je n'ai pas acheté que celui là d'ailleurs. J'en ai d'autres, sur la "zenitude", sur le changement de vie, sur l'éducation des enfants (ouai, en ce moment, avec bichette, c'est pas facile tous les jours) et sur l'organisation. Et comme nous sommes retournées (avec bichette c'est du sport!) à la bibliothèque, j'ai repris un Gavalda, je crois que j'aime son style.

 

J'ai décidé que ma thérapie, je me la construirais au maximum moi même. Ma doc m'avait donné un cachet, pour me détendre. ça m'a détraqué au possible. J'ai stoppé. J'ai pris de l'homéopathie, ça marche assez bien pour le moment. Je viens de faire mon premier court de yoga. J'ai aimé. J'ai discuté avec la prof, je sais que la "quête" est longue, mais je sais que ça me sera utile. J'ai senti à quel point je pouvais être tendu alors que je n'en avais pas l'impression. J'ai apperçu le chemin pendant le cours. Celui vers lequel j'aspire. Celui de la vie simple, vraie, belle avec ses bons et ses mauvais moments.

J'ai décidé de terminer les "en cours", d'épurer mes listes de choses à faire. Aujourd'hui j'ai recousu un fond de sac (pour course en sac) que j'aurai dû faire cet été déjà. ça m'a pris 15 min à tout casser et j'ai tant traîné pour le faire... maintenant c'est fait. J'ai vendu quasi tout mon stock de tissus et de laines. J'ai vendu a grosse perte, mais m'en fiche, c'est parti. ça me libère  dans tous les domaines. J'ai décidé de ne faire qu'un projet à la fois, de n'avoir que le matériel nécessaire, le minimum. Avoir l'utile juste au moment voulu, et ne plus accumuler comme je l'ai fait. Et cela, pour tout, pas seulement pour le bricolage.

J'ai entrepris la lente mais solide construction de ma vie. A 31 ans, c'est pas trop tôt, mais il paraît qu'il n'est jamais trop tard....